Foire aux questions

Questions fréquentes

Cette « foire aux questions » est un résumé non exhaustif des questions qui sont fréquemment posées autour du vote blanc.

Vous pourrez ainsi mieux cerner la logique de notre projet pour la prise en compte du vote blanc.

2. Le Parti du Vote Blanc

Le vote blanc n’est pas un programme.

C’est un outil de notre système électoral. Un outil qui mesure le niveau d’adhésion ou de rejet des candidats en présence.

Lorsque des candidats du Parti du Vote Blanc se présentent, ils ne le font pas pour défendre un programme mais uniquement pour incarner un outil et mettre en évidence l’insatisfaction des électeurs. 

Nous avons la conviction qu’il est préférable de cristalliser l’insatisfaction électorale sur un outil qui ne profite à personne plutôt que sur un candidat qui ne le mérite pas.

La reconnaissance du vote blanc a des conséquences directes sur nos pratiques démocratiques.

Elle provoque un débat global sur le fonctionnement de l’élection, le mode de scrutin et plus généralement sur notre façon de concevoir l’exercice du pouvoir politique.

RIC, vote à un seul tour, sélection des candidats, proportionnelle, tirage au sort… sont autant de sujets qui découlent naturellement du vote blanc reconnu.

Pour autant, le Parti du Vote Blanc a choisi volontairement de focaliser son action exclusivement sur le premier domino de cette révolution démocratique : le vote blanc.

Les candidats du Parti du Vote Blanc n’ont pas vocation à être élus pour gouverner.

Ce n’est pas notre objectif (voir nos statuts).

Ces candidats ne sont qu’un vote blanc, mais un vote blanc qui compte.

En cas de victoire, ils appliqueront les mêmes conséquences qu’un vote blanc majoritaire, à savoir l’invalidation du scrutin. Ils démissionneront donc de leur mandat.

Nous sommes une association loi 1901 qui milite sur le terrain politique.

Nous « prenons le parti du vote blanc » et proposons la possibilité de « voter sans prendre parti ».

Le Parti du Vote Blanc ne soutient aucun candidat en particulier.

En revanche, la question du vote blanc étant soutenue par 85% des électeurs, nous invitons l’ensemble des candidats à l’intégrer dans leurs programmes.

C’est la première intention de l’association : présenter des candidats incarnant physiquement le vote blanc et dont les voix entrent dans les suffrages exprimées.

Cette belle idée a donné naissance à plusieurs campagnes :

  • 2 fois pour l’élection présidentielle (2012 et 2017)
  • 2 fois pour les législatives (2012 et 2017)
  • 1 fois pour les Européennes (2014)
  • 1 fois pour les élections départementales (2015)

Le manque de moyens, tant humain que financier, ne nous a pas permit de continuer dans cette voie. Ainsi, nous avons choisi de maintenir une présence éducative, à partager, sur les bienfaits d’un vote blanc reconnu comme suffrage exprimé.

Selon les événements, nous n’excluons pas de reprendre un jour la logique de candidat blanc, dans quel cas nous communiquerons un appel à candidatures.

Le Parti du Vote Blanc est la structure associative à travers laquelle nous organisons nos actions.

Les individus qui militent à nos cotés et qui agissent en faveur de la reconnaissance du vote blanc sont parfois appelés les Citoyens du vote blanc.

Vous l’avez compris, le Parti du Vote Blanc n’est pas… un parti.

Ses membres, les Citoyens du Vote Blanc, respectent un devoir de neutralité dans le cadre de leur mission.

  • Nous ne combattons aucun parti en particulier.
  • Nous ne soutenons aucun parti en particulier.
  • Nous considérons le débat pour la démocratie au-dessus de la mêlée des partis.

En revanche, nous luttons contre le vote sanction et la mauvaise utilisation des bulletins de votes eux-mêmes. Mal utilisés ou utilisés à contre emploi, ils ne permettent plus une lecture claire et constructive du message des urnes. Le vote sanction constitue aussi le terreau des formations politiques qui ne l’ont pas mérité.

Les électeurs doivent pouvoir faire leur choix par adhésion et non par rejet.

Plus globalement nous pensons que le vote blanc n’est qu’un premier outil parmi d’autres réformes structurelles qui auraient pour but d’assainir la démocratie.

Nous pensons que le vote blanc reconnu doit être complété par d’autres outils démocratiques tels que le Référendum d’Initiative Citoyenne, le strict non cumul des mandats, la transparence financière et les outils de participation citoyenne.

L’association s’est fixé un objectif unique : la modification du code électoral avec l’intégration des bulletins blanc dans le calcul des suffrages exprimés.

Une fois le code électoral modifié et le vote blanc reconnu, le Parti du Vote Blanc disparaitra.

Les Citoyens du vote blanc sont des personnes lambda, des citoyens ordinaires non-professionnels de la politique.

Ils ne sont élus nulle part. Salariés du privé ou du public, étudiants, retraités, ouvriers, cadres, sans emplois, hommes ou femmes.

Ce sont des gens ordinaires, concernés et déçus par l’offre politique, qui militent pour obtenir le droit de ne pas être d’accord.

Nous n’avons jamais appelé à voter blanc sans discernement.

Nous souhaitons juste que ce choix soit possible et qu’il compte comme n’importe quel autre candidat.

Nous souhaitons que les électeurs votent par adhésion à un candidat ou un programme et non par rejet ou par peur.

En revanche, si l’ensemble des candidats sont jugés défaillants, incompétents ou dangereux, nous recommandons aux électeurs de ne pas se taire et d’exprimer clairement leur opposition à ces mauvais choix en votant blanc.

Notre particularité repose sur notre mode opératoire.

Sur le principe, nous présentons parfois des candidats qui incarne le vote blanc. En votant pour ces candidats, l’électeur vote ‘’blanc’’ mais un vote blanc qui compte dans les résultats, et ça, ça change tout.

Nous partons de principe que l’action purement associative consistant à expliquer et faire de la pédagogie est insuffisante. Nous pensons au contraire que le rapport de force et le pouvoir de nuisance sont plus efficaces pour faire évoluer la loi.

En participant directement au débat, nous engageons ce rapport de force avec le pouvoir politique, sur son terrain, pour le contraindre à agir dans l’intérêt de la reconnaissance du vote blanc.

Depuis 30 ans, plus de 25 propositions de loi, quasiment 1 par an, ont été rejetées à cause du risque de blocage des institutions en cas de vote blanc majoritaire au second tour.

Une 26ème proposition en des termes identiques ne ferait qu’agrandir la longue liste de propositions avortées.

Nous reconnaissons par ailleurs que ce risque de blocage est bien réel. Le cumul des votes des perdants du 1er tour étant souvent supérieur à celui des 2 candidats qui accèdent au second tour, il serait très tentant pour eux d’appeler leurs électeurs à voter blanc par calcul, pour empêcher la victoire d’un adversaire politique.

Après l’invention du « front républicain » qui permet aux ennemis du 1er tour de s’associer au second, la reconnaissance du vote blanc au 2ème tour pourrait créer une sorte de « front des looser » qui détourneraient le rôle du vote blanc à leur profit pour faire annuler le scrutin dans l’espoir de rejouer le match perdu.

Nous souhaitons donc faire avancer le débat de manière constructive. La reconnaissance du vote blanc au premier tour constituerait une première étape importante.

Il agirait comme un filtre démocratique, ne laissant accéder au second tour que les candidats qui auront suscité une véritable adhésion à leurs programmes.

Aucun argument recevable ne s’oppose à la reconnaissance du vote blanc au 1er tour d’un scrutin.

Nous rappelons par ailleurs que si les électeurs considèrent les candidats incompétents, dangereux ou les 2, il n’est pas nécessaire d’attendre le 2nd tour pour s’en rendre compte !