Foire aux questions

Questions fréquentes

Cette « foire aux questions » est un résumé non exhaustif des questions qui sont fréquemment posées autour du vote blanc.

Vous pourrez ainsi mieux cerner la logique de notre projet pour la prise en compte du vote blanc.

1. Le vote blanc

Category: 1. Le vote blanc

Il faut savoir que les bulletins blancs ne sont pas disponibles dans les bureaux de vote. Il est hélas impossible d’en distribuer le jour des élections car la loi l’interdit !


Pour voter blanc, il faut :

  • soit mettre une enveloppe vide dans l’urne (le plus sûr)
  • Soit mettre une enveloppe contenant un bulletin blanc (*).

* Ce bulletin blanc doit être vierge de toute inscription. Sa dimension varie en fonction du scrutin : il doit-être du même format que les bulletins des autres candidats. Voir l’article « Fabriquez votre bulletin blanc ».

ATTENTION, sont considérés comme nuls :

  • Les bulletins des candidats griffonnés ou raturés.
  • Les bulletins blancs avec un message.
  • Les enveloppes contenant plusieurs bulletins.
  • Les bulletins déchirés.
  • Les bulletins non conformes en format.
Category: 1. Le vote blanc

Absolument pas !

Le principe de « vote blanc » est un terme inscrit dans le code électoral. Il est appelé vote blanc car il prend la forme d’un bulletin de papier ‘’blanc’’ sur lequel ne figure aucun nom de candidat.

Category: 1. Le vote blanc

Non, c’est refuser de choisir entre deux maux.

L’argument selon lequel le vote blanc profite aux extrêmes repose sur l’idée du « front républicain » ou du barrage.

  • La logique du barrage : « Si vous ne votez pas contre l’extrême, vous l’aidez, donc vous devez voter pour nous. »
  • La logique du vote blanc : « Aucun candidat ne me convient. Je ne choisis pas la peste pour éviter le choléra. »

Voter blanc permet d’exprimer une opposition globale plutôt qu’une passivité.

Category: 1. Le vote blanc

Absolument pas.

Contrairement à l’abstentionniste qui ne dit rien et qui espère que son silence aura des conséquences, l’électeur qui vote blanc fait la démarche de se déplacer, de signer la liste d’émargement et de glisser une enveloppe dans l’urne pour exprimer clairement son désaccord.

C’est un acte politique volontaire et actif, voire un privilège comparé à d’autres pays.

Confondre les deux revient à mépriser la volonté de participation de l’électeur.

Category: 1. Le vote blanc

Mathématiquement, oui, mais pour tous les candidats et pas seulement les extrêmes.

Comme le vote blanc est exclu des « suffrages exprimés », il réduit le diviseur.

Résultat : le pourcentage de chaque candidat augmente mécaniquement. Si le candidat A a 40 % et le candidat B (extrême) a 30 %, un afflux de votes blancs fera grimper A à 45 % et B à 35 %.

Le vote blanc ne choisit pas de camp, il « zoom » sur les rapports de force existants.

Une étude de 2017 montre clairement qu’en présence d’un vote blanc pris en compte dans les résultats, l’ensemble des candidats verraient leurs scores baisser.

Cette étude précise que les 2 partis politiques qui seraient davantage pénalisés par le vote blanc sont LFI et le RN.

Ceci s’explique par le grand nombre d’électeurs insatisfaits qui votent aux extrêmes, non par adhésion à leurs programmes, mais par rejet des autres partis. Les candidats extrêmes profitent directement de cette insatisfaction.

Le vote blanc offre la possibilité de cristalliser la colère des électeurs sur un outil et non sur un candidat qui ne le mérite pas.

Category: 1. Le vote blanc

Le vote blanc fait peur aux élus car il porte la possibilité d’invalider le scrutin en cas de votes blancs majoritaires au second tour. 

Le pouvoir politique préfère être mal élu avec une participation faible plutôt que pas élu du tout. 

Category: 1. Le vote blanc

C’est un argument utilisé par les partis dits « de gouvernement » pour mobiliser les indécis et faire peur.

En brandissant la menace de l’extrême, ils cherchent à transformer un vote d’adhésion en un vote de crainte.

D’un point de vue purement mathématique, un vote blanc ne donne aucune voix supplémentaire à un candidat, quel qu’il soit ; il ne fait que rendre le vote d’adhésion plus visible.

Le vote blanc n’est dangereux que pour les candidats qu’il élimine.

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L’abstention

Elle consiste à ne pas participer au scrutin, c’est-à-dire qu’on ne se déplace pas pour aller voter. Elle exprime initialement un désintérêt pour la vie politique.

Pour certains électeurs, l’abstention est devenue un véritable acte politique consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord. Elle traduit ainsi une crise de la représentation et peut poser la question de la légitimité du pouvoir politique élu avec une faible participation.

L’inconvénient de l’abstention est qu’elle peut revêtir de nombreuses interprétations : Accidentelle, militante, désintérêt, oubli ou ‘’mieux à faire’’.

Le pouvoir politique la considère comme une simple non-participation. Elle n’a donc aucun effet sur les résultats. D’ailleurs l’abstention est déjà majoritaire à la plupart des scrutins sans la moindre influence sur l’élection.

Le vote nul

Le Vote Nul est un vote non-conforme qui ne peut être correctement interprété.

Il est aussi parfois le résultat d’une erreur de manipulation :

  • Bulletin de vote raturé ou griffonné
  • Bulletin de vote déchiré
  • Plusieurs bulletins dans l’enveloppe

Mais, il arrive également que l’électeur ait volontairement déposé un bulletin nul pour manifester son opposition aux différents candidats présentés.

Le vote nul rejoint ainsi, du moins dans l’intention, une abstention détournée de son sens premier. Il est utilisé pour adresser un message (que seuls les assesseurs pourront éventuellement voir).

Le vote blanc

Le Vote Blanc consiste pour un électeur à déposer dans l’urne une enveloppe vide ou une enveloppe contenant un bulletin blanc.

Voter blanc indique une volonté de participer au débat démocratique mais marque un refus des choix proposés.

Contrairement à l’abstention et au vote nul, le vote blanc offre l’avantage de la clarté car il n’autorise qu’une seule interprétation : « Je refuse les candidats qui me sont proposés ».

Le vote blanc joue un rôle de baromètre de la satisfaction vis-à-vis de l’offre politique. Il pose la question de la légitimité des élus et propose, par nature, jusqu’à l’invalidation du scrutin en cas de votes blancs majoritaires.

Category: 1. Le vote blanc

Cette loi ne change presque rien puisque les bulletins ne sont toujours pas comptés dans les suffrages exprimés, c’est-à-dire qu’ils ne modifieront pas les pourcentages attribués aux différents candidats.

Cette loi apporte un changement de forme. Pour voter blanc, il faut désormais :

  • Soit déposer un bulletin blanc de la même taille que les bulletins de vote.
  • Soit déposer une enveloppe vide dans l’urne.

Lors du dépouillement, les bulletins blancs sont seulement décomptés séparément des nuls, mais ils finiront dans la même poubelle, sans pouvoir influencer le résultat de l’élection.

Pour en savoir plus sur l’état du vote blanc en France.

Category: 1. Le vote blanc

Le sujet du vote obligatoire nous concerne tout particulièrement puisque souvent mis en regard du vote blanc, comme si l’un n’allait pas sans l’autre.

Nous sommes tous d’accord sur le fait que le droit de vote est aussi un devoir citoyen. Cependant, transformer ce droit en obligation s’éloignerait de la notion même de devoir.

Le vote obligatoire est une mauvaise réponse à la question de l’abstention.

  • Socialement injuste car l’amende financière qu’il sous-entend punirait davantage les classes inférieures que les électeurs financièrement plus aisés.
  • Politiquement aberrant car il conduirait inévitablement à provoquer le « vote pour n’importe quoi, mais voter quand même » ce qui brouillerait le message des urnes.
  • Le vote blanc pourrait aussi devenir le vote poubelle des « sans conviction » ce qui le dénaturerait.
  • D’un point de vue purement philosophique, le vote est un acte citoyen libre, consenti et volontaire. En ce sens, le droit de voter doit aussi demeurer le droit de ne pas voter. Il en va de notre liberté d’expression, de pensée et d’opinion.

Obliger les citoyens à aller voter détournerait l’acte de vote lui-même de tout son sens et des valeurs qu’il entend défendre.

Un vote blanc qui serait reconnu comme suffrage exprimé se suffirait à lui-même pour inciter les électeurs à retrouver le chemin des urnes et faire baisser l’abstention.

Nous préférons faire renaître la participation plutôt que l’imposer.

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D’un point de vue arithmétique, rien. Mais politiquement, ce serait un séisme.

Actuellement, selon le Code électoral, les votes blancs ne sont pas pris en compte pour la détermination des résultats, ils sont juste comptabilisés.

Même s’ils représentaient 60 % des votes, le candidat arrivant en tête (avec par exemple 15 %) serait légalement élu.

  • Le paradoxe : L’élu aurait une légitimité juridique totale, mais sa légitimité politique serait nulle.
  • L’impact : Un tel scénario créerait une crise institutionnelle majeure, forçant le pouvoir en place à proposer des réformes profondes pour réconcilier les citoyens avec les urnes.
Category: 1. Le vote blanc

Voter blanc n’est ni une hésitation, ni une erreur, ni de l’indécision. Ce vote est un acte assumé et réfléchi qui exprime le rejet de l’ensemble des candidats en présence. Il signifie : « aucun candidat ne me convient ».

Category: 1. Le vote blanc
  • Suède : Vote Blanc reconnu dans certaines élections, notamment les Referendum.
  • Pérou : Vote Blanc pris en compte dans les résultats avec pouvoir d’invalidation du scrutin si plus de 2/3 des bulletins sont blancs.
  • Colombie : Vote Blanc pris en compte dans les résultats avec système de quotient électoral. Pour savoir qui est élu, il faut diviser le nombre de bulletins valides par le nombre de sièges à occuper.
  • Costa Rica : Vote Blanc reconnu et pris en compte dans les suffrages exprimés.
  • Uruguay : Le vote Blanc est pris en compte comme suffrage exprimé mais uniquement parce que le vote est obligatoire.
  • Grèce : Vote Blanc détourné de son sens ! Les résultats ‘’blancs’’ sont attribués au candidat vainqueur, et ce afin de renforcer sa majorité.
  • Inde : Il n’est pas possible de voter blanc. Par contre, il est possible de notifier lors du vote qu’on n’est pas satisfait du choix proposé, ce qui équivaut à un simili vote blanc
  • Pour en savoir plus, consultez la page Le Vote Blanc à L’étranger.
Category: 1. Le vote blanc

Le vote blanc deviendrait une arme de « veto citoyen ».

Dans un système où le vote blanc serait inclus dans les suffrages exprimés, les conséquences pourraient être révolutionnaires :

  • Annulation du scrutin : Si le blanc obtient la majorité absolue, l’élection pourrait être invalidée, obligeant à un nouveau scrutin avec l’interdiction pour les candidats battus de se représenter (C’est une règle appliquée dans certains pays ou proposée par des constitutionnalistes).
  • Gouvernance de transition : Cela imposerait une période de réflexion nationale pour redéfinir l’offre politique, poussant les partis à renouveler radicalement leurs visages et leurs idées. Pendant cette période, le président du Sénat assurerait l’intérim (art.7 de la Constitution)
Category: 1. Le vote blanc

Depuis 1990, pas moins de 25 propositions ont été déposées. La quasi-totalité de ces propositions de loi envisageait de considérer un bulletin blanc comme un suffrage exprimé.

On peut lire dans le rapport du Sénat de 2014 (Voir fichier PDF) que pas moins de 5 lois en 15 ans ont été proposées, de 2000 à 2012.

  • La proposition de loi n° 14 (2000-2001) de M. Ladislas Poniatowski et plusieurs de ses collègues, tendant à compléter le code électoral en vue de la prise en considération du vote blanc.
  • La proposition de loi n° 29 (2000-2001) de M. Hubert Haenel et plusieurs de ses collègues, tendant à compléter le code électoral en vue de la prise en considération du vote blanc.
  • La proposition de loi n° 329 (2006-2007) de M. Yves Détraigne et plusieurs de ses collègues, tendant à reconnaître le vote blanc.
  • La proposition de loi n° 391 (2010-2011) de M. Daniel Dubois et plusieurs de ses collègues, tendant à reconnaître le bulletin blanc dans les élections.
  • La proposition de loi n° 70 (2011-2012) de M. Roland Courteau tendant à reconnaître le vote blanc comme suffrage exprimé.

Aucune de ces lois n’a aboutie, à part la loi de 2014.